Adolescente toxique

Avant de parler de mes 8 mois a l’UPA, je tiens a parler de mon adolescence.

Comme je l’ai dis, la famille s’est décomposée. Mon père est partie et ma mère a gérer comme elle pouvait ses trois filles. Je n’en voulais pas a mon père au contraire, dès que je le voyais un week-end sur deux, j’étais contente et quand il nous ramenait je pleurais… Mais voilà, un jour, lors d’une dispute entre ma grande soeur et mon père, ma belle-mère est arrivée. Je l’ai adoré tout de suite. Au début du moins. Ensuite on se disputait. Je me souviens, une fois on était en promenade et elle m’a dit « ne fais pas ça » et je lui ai dit  » Tu n’es pas ma mère », elle s’est mise a pleurer, mon père m’a remit en place. A partir de ce moment, j’ai commençais a lui en vouloir. On s’écrivait des mots pour dialoguer. Je voulais retrouver ma vie d’avant. Je ne voulais pas d’elle dans ma vie. Heureusement, avec le temps tout s’est arrangé, elle a mit au monde mon demi-frère. Ah, ça par contre je l’ai mal vécu car pour moi c’était définitif, mon père ne retournerait jamais avec ma mère. Cette dernière se décomposait. Une fois elle s’est évanouie devant moi. J’ai cru qu’elle était morte, j’ai eu tellement peur. Elle se battait pour ses filles, mais elle souffrait au fond d’elle même. J’avais que 10 ans, je ne comprenais pas tout ce qui se passait dans la famille.

Puis j’ai grandi, j’ai su des vérités…

A 14 ans j’ai fait ma première T.S. Je me souviens avoir passé toute une nuit a chercher un médicament pour mourir. J’ai prit ce de ma mère.
Je me souviens, je les avais emmené au collège et j’avais décidé de les prendre pendant le cours de sport. Au début pas d’effet, alors j’allais aux vestiaires prétextant que j’avais soif, toujours pas d’effet. Alors j’ai continué mon petit jeu, jusqu’à a avoir la tête qui tourne. Ma meilleure amie a comprit… Je demande a aller a l’infirmerie, car je savais plus où j’étais. Je me souviens juste de l’infirmière scolaire qui me dit « Tu as fumé, dis le », je lui dis que non, que j’avais juste pris des médicaments. Elle ne m’a pas cru car elle a fouillé mon sac et elle a rien trouvé. C’était ma meilleure amie qui a prit la boîte. Alors l’infirmière lui demande de venir et la, l’infirmière appelle le SAMU, le reste ? Je ne me souviens plus…
Je souffrais tellement, mais de quoi ? Je ne savais pas. J’avais tout pour etre heureuse. Du moins je crois.
Suite a ma T.S. j’ai du être suivi par un hôpital de jour pour adolescent. Et au lieu de m’aider, ça a été pire. Je souffrais tellement que j’ai fait comme les jeunes qui étaient a l’hôpital, j’ai commencé les scarifications. Faire taire la souffrance psychologique et réanimer la douleur physique.
La psychiatre voulait me mettre sous médicaments. C’était hors de question. Puis j’ai cédé. Ca faisait rien, tellement rien que j’en prenais trop. Toxico. Niveau médicament a l’heure actuelle ça n’a pas changé, j’en suis accro. Ma drogue, mon refuge.

Avec ma mère plus rien n’allait. Dispute sur dispute. Je voulais me faire adopter, je voulais aller en famille d’accueil ou vivre chez mon père. Je sais pas pourquoi j’avais autant de haine envers elle. Elle a un caractère assez fort, mais au point de vouloir la fuir, je ne comprends pas. Je disais toujours  » Je veux aller vivre chez papa ». Bien-sûr, c’était parce que je voulais m’éloigner d’elle et comme chez papa c’était bien, je voulais absolument y aller (c’etait bien pendant les vacances, j’ai vu plus tard que vivre là bas n’était pas si magique) pour quitter ma ville, mon pseudo suivi, ma mère. Un jour, la psychiatre a dit  » Tu veux aller chez ton père ? Parfait tu y vas ».
En parallèle j’étais en seconde et j’étais a l’internat pour ne pas vivre chez ma mère, grâce au soutien du proviseur du collège j’ai été interne. Et mes TCA ont commencé. Toujours des excuses pour pas aller au self. J’étais toujours occupée avec mes amis. J’étais bien quand même là bas.
Bref, me voilà chez mon père. A peine arrivée, on va au lycée m’inscrire. C’était milieu d’année. Le traque. Premier jour, me voilà avec des inconnus. J’ai fait une phobie scolaire. Je n’arrivais pas m’intégrer. J’ai trouvé une « amie » complètement folle. Elle m’a fait essayer la clope, la fumette, l’alcool.
Avec ma phobie scolaire, je partais le matin et je me baladais partout dans le village. Je n’allais plus en cours, sauf de temps en temps. Avec mon argent de poche, j’achetais des cigarettes.
Je volais les médicaments de mon père, je prenais de l’alcool. Je dérivais complètement. Une fois, lame a la main, papa me dispute, je lui dis  » Hospitalise moi ou je m’ouvre les veines », j’ai commencé a me faire saigner. Ma belle mère m’a emmener chez le médecin.
Chez mon père je n’avais qu’un brève suivi avec une psychologue. Elle a fait en sorte que je sois hospitalisée. Ma première hospitalisation en psychiatrie. Chambre fermées a clé, pas le droit de sortir dehors, sauf pour fumer une clope après chaque repas. Je refusais de manger. Les infirmières attendaient derrière la porte des toilettes pour pas que j’aille vomir. Un enfer. La première hospitalisation, mais pas la dernière…

Voilà mon adolescence avant la pédiatrie et l’UPA…

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