L’angoisse.

Les fêtes de fin d’année approchent. L’angoisse pour moi. Les repas copieux etc. Comment dire « Non, merci ». Cette maladie est horrible car on ne pense pas a l’ambiance agréable d’être en famille.
Le plus dur pour moi, c’est que je vais a Barcelone du 28 décembre au 2 janvier. J’ai envie d’y aller en famille. J’ai envie de prendre la route et visiter un lieu que je ne connais pas. Mais encore une fois, la maladie est là. Comment faire?
J’arrive presque plus a manger. Le minimum vital. Je ne dépense plus mes sous pour acheter de la nourriture pour mes crises, oui j’ai vaincu la boulimie, mais j’ai pas gagnée la bataille correctement. Ma psychologue me l’a dit, je bascule en anorexie. Et dire a ses proches qu’on est anorexique, soit ça passe  soit ça casse. J’ai envie de tout annuler, me priver d’un super voyage avec ma famille a cause des TCA. Je suis égoïste? Pas du tout, j’angoisse vraiment et ça, je pense que les personnes malades comme moi peuvent me comprendre.
On s’isole, on fait tout pour éviter les repas car on ne sait pas comment faire. Je peux pas partir, je peux pas passer 5 jours a manger n’importe quoi. Je sais pas, je sais plus. Ce serait l’occasion parfaite de voir ma famille, mais je peux pas. Si on me dit « Tu mangeras ce que tu pourras », ça me mettrai plus à l’aise. Et encore, regarder les gens manger, c’est prendre une claque en pleine tronche. C’est là que je me dis « Je suis vraiment minable ». Un repas de famille… Un repas de Noël, du nouvel an, des 5 jours a Barcelone, non je suis désolé mais j’ai envie de partir loin me cacher et qu’on m’oublie pendant tout le mois de décembre. Je suis une bonne a rien. « La branche pourrie de la famille », comme mon père m’a dit il y a quelques années. Cette phrase restera dans ma tête pendant longtemps et je me dis a l’heure actuelle qu’il a raison. Je suis le boulet de la famille. Tout le monde arrive a vivre normalement et moi je suis bloquée avec ma maladie. M’en sortir? Ca fait 11 ans que j’essaie. Des hospitalisations j’en ai fait tellement. Après on me dit que c’est un « régime » « un manque de volonté » etc.
Mais punaise, je souffre. Cette souffrance elle est bien réelle. Elle me colle a la peau. Cette maladie me rend folle. Je sais plus quoi faire, quoi dire, pour que mes proches comprennent. Et rencontrer un homme ? Comment dire « Je suis anorexique boulimique ». Ca fait fuir hein? Ca fait peur ? Ca demande réflexion… Stop, laissez moi en paix. Après on me parle de « déclic ». Je l’attends toujours. Le provoquer? Mais comment ? Je sais pas, je suis seule.
Il n’y a que ma psychologue qui arrive a comprendre, qui me dit que c’est une longue maladie a guérir, que ce n’est pas une question de volonté. Quand je l’entends me donner des conseils, je reverrai que ma famille admette la même chose.
Je vais vraiment devenir folle. Oui c’est « l’angoisse » ce mois de décembre. Oui j’ai envie qu’on m’oublie totalement pendant 31 jours. Je suis nocif.

Sayline

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