Un devenir incertain

C’est bientôt les fêtes de fin d’année. Je vais commencé l’année dans un petit corps d’après ma balance. Je mange, mais cette dernière me dit pas assez. A vrai dire, c’est dur. Mais je me laisse pas abattre. J’ai le sourire et de la persévérance.
Cette maladie est psychologique mais elle peut devenir physique, j’en suis consciente. Je reste béa quand on me dit « C’est une question de volonté » « Arrête tes régimes » etc. D’un point de vue global la majorité des gens sans tca disent cela. Bon, quand je parle à une amie du lycée qui elle avait ses proches a ses côtés et qui comprenaient, je la jalouse un peu a ce niveau là. Mais bon, c’est comme ça, on peut rien y faire a par dire « oui oui » et fermer sa bouche. Soit.
Maintenant, quand je dis que mon suivi me manque c’est parce que je me sens comprise et que je me sens soutenue. A ça on me dira « Tu vas faire quelque chose de ta vie et pas passer ton temps dans les cliniques. » A ça, pour une fois, je suis d’accord. Mais comment faire quand le contrôle que j’avais me surpasse? Parce que je veux bien ne plus y aller. Mais voilà, je suis pas surhumaine. Bref, pour le moment il n’est pas question d’hospitalisation.
Ce que je me demande au fond de moi c’est « Pourquoi je vis? » Grande question. Je ne sais rien faire de mes dix doigts. Quand j’étais plus jeune, j’adorais l’informatique et les photos. J’aurais aimé continuer, mais j’avais une vraie vie a faire. Je faisais des montages photos avec des clips. Je prenais des photos. J’adorais écouter de la musique aussi, je chercher  partout les musiques pop rock et je m’éclatais dans ma chambre. Mais c’est fini, j’ai plus le goût a rien. La seule chose que je fais souvent c’est écrire. Parce que c’est ma thérapie personnel. J’ai tendance a tout jeter de honte de voir ce que j’ai vécu.
Grâce à mon père et ma mère, j’ai un petit appartement très cocooning et je m’y sens très bien. Et ma mère qui me dit  » Dès qu’il y a quelque chose de positif pour toi, tu fais ton régime ». Maman, rien a voir, je prévois pas quand je rechute. Malheureusement, c’est souvent a cette période de l’année. Je me décompose doucement. Je m’envole psychologiquement. Pour ne plus souffrir. Je vis que sur des regrets.
Il y a une petite boule de poils, mon chien, qui me fait me lever le matin. Un leitmotiv. Quand je vois sa petite tête le matin, j’ai le sourire. Il m’en fait voir, mais je resterai a ses côtés toute sa vie. Je tiens tellement a lui. Déjà 3 ans. Et le bonheur est si grand. Je ne veux que son bien être. Je donnerai tout pour son bonheur. « Oui mais ce n’est qu’un chien ». Et bien non, pas à mes yeux. Il a son petit caractère, mais je l’aime. C’est lui qui me fait sortir du lit, qui me force a prendre des forces quand on va marcher, qui me fait des calins, qui m’écoute même s’il ne doit rien comprendre, mais je sais pas, cette boule de poids a changé mon quotidien qui était: Médicaments sur médicaments, scarifications, alcool, etc. Oui, un vrai déchet. J’ai touché a n’importe quoi. Aucun respect pour moi-même car je me déteste. Ce corps, je le méprise.
Je me bats contre moi-même, c’est dur. Plus personne ne me fait confiance. Je le mérite. C’est justifié.
Les tca je les déteste et en même temps m’apaisent. C’est fou non ? C’est incompréhensible autant pour ceux de l’extérieur que pour moi.

Bon, je vais balader le fauve, prendre un bol d’air.

Sayline.

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