Le néant

Voilà, la décision est prise, je vais me faire hospitaliser.Malheureusement je ne peux pas avant février. Comment faire? Je suis sous la barre des 40 kilos, le poids descend, mais j’ai le moral et j’aime ma vie (pas la maladie). Alors je suis perplexe sur mon devenir. Mon père est absent et s’en moque. Ma mère est démunie. Et le reste de la famille? Nada, rien, pas de nouvelles si j’en demande pas. Alors je parle plus nourriture, je laisse tomber. Je garde le sourire. Parce que je vais bien. Même si je me déteste, je me vois grosse, dégueulasse. Comme si les 58 kilos étaient tout prêt encore. Je me sens seule. Heureusement, demain, j’ai mon suivi. Enfin parler a des gens compétant, qui m’écoutent et me motivent. Je pense surtout à ma psychologue. Elle, elle a toujours un franc parlé qui permet de me remettre en question. Cette dernière répond à mes mails, ne me laisse pas dans la détresse. Une main tendue qui me fait tant de bien. Une personne extérieur qui sait quoi me dire. Je ne parle plus chinois. Alors je dis MERDE à ceux qui ne m’aident pas. Ceux qui m’abandonnent. Ceux qui évitent le sujet. Et ceux qui jugent sans savoir.

Je continuerai cette article demain, quand je serai revenue des mes RDV.

Le lendemain : Et bien que dire… Psychologue 20 minutes de rdv car j’avais un autre rdv. Psychiatre qui dit avec un grand sourire « Ca commence a devenir critique ». Il ne m’a rien prescrit pour autant. Et psychomotricienne qui m’a dit que mon corps était épuisée. Voilà une matinée très enrichissante ! (ironie). Donc je rentre chez moi, vsl à l’heure, je monte, je rentre chez moi, le chien veut aller se balader, pas le temps de manger a midi, je pars en vadrouille avec lui. Hop. Je téléphone a ma mère pour qu’on aille faire des courses, par automatisme je prends toujours les mêmes choses. Autant dire, presque rien. Je retourne chez moi après 45 minutes tendus avec ma mère, le chien veut ressortir. Je rentre il veut jouer. Ouf, je viens à peine de me poser, tranquillement devant un film. J’ai peur mais je dis rien. Quand la psychomotricienne m’a dit que c’était une dépression, j’ai pas voulu y croire. J’ai pas d’envie suicidaire. Oui, un petit truc me paraît un montagne, mais quand même.
Ce qui m’a le plus déçu ? Voir que 20 minutes ma psychologue. Oui, parce que d’habitude, on avance plus. Là, elle m’a fait faire une liste de courses. Impossible de parler de plus de trois aliments (les seuls que je mange). Et elle m’a dit « Vous avez perdu le goût des aliments ». C’est pas faux. J’ai été hyperphage, boulimique. J’en ai mangé des choses, mais là, depuis trois mois que je chute, je ne sais plus le goût d’un bol de céréales, du lait, du poisson, du poulet, etc. Des choses que j’adorais autrefois. Ca fait peur. Ca fait mal. C’est la vie.
En ce qui concerne mon avis, je reste sur ma position en ce qui concerne ma famille. Je l’aime. Mais, là, je suis dépitée. Bref.

Sur ce, à plus tard.

Sayline

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